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Devery Jacobs, Ludi Lin, and Karena Evans reflect on respecting and cultivating their connections to their cultures and the natural world. Devery Jacobs, Ludi Lin et Karena Evans réfléchissent sur la façon de respecter et de cultiver leurs connexions à leurs cultures et au monde naturel.

Not everyone is lucky to find their passion at a young age, but Actor, Filmmaker, and Indigenous Rights Activist Devery Jacobs did just that. Born and raised in Kahnawà:ke Mohawk Territory, what started as re-enacting Disney movies and starring in Turtle Island Theatre Company summer plays has—with hard work and determination—turned into a career she loves while also granting her a platform she never quite expected.

“Sometimes I'm in situations where I’m representing so much more than just myself,” Jacobs says. “I can obviously only speak on behalf of myself and my experience as a Kanien'kehá:ka queer woman, but I gladly carry the responsibility of also walking with my community in each of the places that I go and each of the stories that I make.”
Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de trouver sa passion à un jeune âge, mais l’actrice, cinéaste et activiste pour les droits des autochtones, Devery Jacobs l’a fait, elle. Née et élevée dans le territoire Monawk Kahnawà:ke, ce qui a commencé par mettre en scène des films de Disney et être en vedette dans la troupe de théâtre Turtle Island pour le théâtre d’été— grâce à un travail assidu et un détermination—s’est métamorphosé en une carrière qu’elle adore, tout en lui offrant une plateforme qu’elle n’aurait pu espérer.

« Parfois, je suis dans des situations ou je représente davantage que simplement moi-même, affirme Jacobs. Je ne peux évident parler que pour moi-même et mon expérience à titre de femme queer Kanien'kehá:ka, mais je porte favorablement la responsabilité de marcher avec ma communauté à chaque place que je visite et chaque histoire que je produis. »

Named one of Canada’s Rising Stars in 2017 by The Hollywood Reporter, Jacobs continues to shine bright, starring in shows and movies like Blood Quantum, The Order, and American Gods, directing short films STOLEN and Rae, and co-writing feature film This Place. Currently she can be seen on the ground-breaking comedy Reservation Dogs and is producing the film adaptation of the bestselling novel So Far From God.

It’s this blend of acting, directing, and producing that Jacobs has fought to cultivate for herself that has helped her grow into a leader in her field. She gladly takes part in established projects, but she isn’t afraid to create opportunities for herself and others to tell their own stories—especially Indigenous ones. “I want to see every type of Indigenous project,” she states. “I want to see Two-Spirit and Indigiqueer rom-coms and love stories. I want to see comedies, I want to see dramas, I want to see scary stories because we have such incredibly spooky legends. I want to see all of them.”
Nommée l’une des étoiles montantes du Canada en 2017 par le Hollywood Reporter, l’avenir de Jacobs continue de briller intensément, étant en vedette dans des films comme Blood Quantum, The Order et American Gods, réalisant les courts métrages STOLEN et Rae et co-écrivant le long métrage This Place. Présentement, on peut la voir dans la comédie innovante Reservation Dogs et elle produit l’adaptation cinématographique du succès de vente en librairie So Far From God.

C’est cette combinaison de jeu, de réalisation et de production que Jacobs s’efforce de cultiver pour elle-même qui l’a aidée à devenir une leader dans son domaine. Elle participe avec plaisir à des projets établis, mais elle ne craint pas de créer des occasions pour elle-même comme pour les autres de raconter leurs histoires — plus spécialement les autochtones. « Je veux voir tous les types de projets autochtones, dit-elle. Je veux voir des rencontres et des histoires d’amour de bispirituels et de queer autochtones. Je veux voir des comédies, je veux voir des drames, je veux voir des histoires effrayantes parce que nous avons des légendes si incroyablement lugubres. Je veux voir tout ça. »

The desire to see more than just one Indigenous story told on screen is reflected in the projects that Jacobs has been a part of and spearheaded, and if the positive reception of Reservation Dogs and its comedic bent is anything to go by, this change is starting to happen. The success of an Indigenous comedy might have taken some by surprise, but not Jacobs.

“Indigenous communities are so funny. Our communities are jokesters, we put humor above all else,” she shares. “We've been through some of the darkest experiences collectively, but the reason we've gotten through that and survived 500 years of colonization and genocide is because of community and humor. Some will call it gallows humor; some will say it's dark humor. It definitely has grit. But we have this beautiful capability of transforming pain into whimsy.”
Le désir de voir plus que des histoires autochtones racontées à l’écran se reflète dans les projets dans lesquels Jacobs s’implique et dirige, et la réception positive de Reservation Dogs et son côté comique incontournable, ce changement commence à se produire. Le succès d’une comédie autochtone peut surprendre, mais Jacobs non.

« Les communautés autochtones sont vraiment drôles. Nos communautés sont composées de farceurs, et l’humour vient avant tout, nous partage-t-elle. Nous avons vécu certaines des expériences les plus noires collectivement, mais la raison pour laquelle nous avons passé au travers et survécu à 500 ans de colonisation et de génocides est l’humour de la communauté. Certains parleront d’humour macabre, d’autres d’humour noir. Mais assurément on a du panache, car nous avons cette belle capacité de transformer la douleur en plaisir. »

“When I'm out in the world carrying so much more than just myself, it's my sense of home that will always refuel me.”—Devery Jacobs « Quand je parcours le monde représentant beaucoup plus que moi-même, c’est mon sentiment lié à la maison qui me réénergise toujours. » (Devery Jacobs)

The trauma that Indigenous communities have and continue to face is something that Jacobs has long been committed to addressing, having studied to be a counsellor and working at the Native Women’s Shelter of Montreal when she was younger—a place that helped teach her the importance of empathy, which Jacobs describes as a “leading forced behind all positive change.” She was also able to work with other Indigenous people as the original founder of the Kahnawà:ke Youth Forum where she led and organized protests and rallies, as well as being an active participant in the Idle No More peaceful revolution.

More recently, she has served as an Ambassador for the MADE NOUS Seek More Campaign, which inspires Canadians to search out more content and creators from more backgrounds, cultures, and communities. “I'd love to see an influx of generations after me who are kicking ass. To those who are starting out, I would say stop trying to be who you think that they want,” she explains. “Just find out who you are, trust in yourself, walk down that path. That’s where your best work and your biggest successes will come from.”
Le traumatisme que les communautés autochtones vivent et auquel elles sont toujours confrontées est un sujet que Jacobs a pris l’engagement de traiter il y a longtemps, ayant étudié pour devenir conseillère et travaillé au refuge pour les femmes autochtones de Montréal quand elle était plus jeune — un endroit qui a contribué à lui enseigner l’importance de l’empathie, que Jacobs décrit comme « la force motrice derrière tout changement positif ». Elle a également pu travailler avec d’autres autochtones à titre de fondatrice originale du forum jeunesse Kahnawà:ke, dans le cadre duquel elle a dirigé et organisé des protestations et des rallyes, et a joué un rôle actif dans la révolution pour la paix Idle No More.

Plus récemment, elle a servi d’ambassadrice pour la campagne MADE NOUS Seek More, qui inspire les Canadiens à chercher plus de contenu et les créateurs aux divers antécédents, cultures et communautés. « J’adorerais voir un influx de générations après moi qui brasse les choses. Pour ceux qui commencent, je dirais d’arrêter d’être qui vous pensez qu’ils veulent que vous soyez, explique-t-elle. Trouvez qui vous êtes, faites-vous confiance, empruntez le chemin. C’est d’où votre meilleur travail et vos plus grandes réussites vont provenir. »

When reflecting on the changes she has been working towards throughout her life and career, and that she still hopes to see in the world, Jacobs’ thoughts turned to the growing climate crisis and need for sustainability facing us all. “We need to revert back to protecting our territories, only taking what we need, and to upholding and trusting the responsibility of land defenders and water protectors,” she says.

It’s not a new concept to Jacobs, but there was a moment where this was truly crystalized for her. “I worked on a project in the Northwest Territories. The community was still so connected to the land, and I think they understand how sacred it is,” she explains.” Our territory is sacred and it's something that I hope my community can rekindle. It's something that I hope my community can reclaim.”
Quand elle réfléchit aux changements sur lesquels elle a travaillé pendant sa vie et sa carrière, et qu’elle espère toujours voir dans le monde, les pensées de Jacobs se tournent vers la crise climatique qui prend de l’ampleur et le besoin de durabilité qui nous fait face. « Nous devons revenir à protéger nos territoires, ne prendre que ce dont nous avons besoin, et de préserver et d’avoir confiance en la responsabilité des défenseurs de la terre et des protecteurs de l’eau », conclut-elle.

Ce n’est pas un nouveau concept pour Jacobs, mais il y a un moment ou ça s’est cristallisé pour elle. « Je travaillais sur un projet dans les Territoires du Nord-Ouest. La communauté était tellement connectée à la terre, car je crois qu’ils comprennent à quel point elle est sacrée, lance-t-elle. Notre territoire est sacré et c’est quelque chose que j’espère que ma communauté peut s’approprier. C’est quelque chose que j’espère que ma communauté peut réclamer. »

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