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Karena Evans, Devery Jacobs, and Ludi Lin discuss drawing on your own strength, as well as the power of your community, to create positivity and give yourself and others a voice. Karena Evans, Devery Jacobs et Ludi Lin discutent de la possibilité de tirer parti de sa propre force, ainsi que de la puissance de la communauté pour créer du positivisme et s’affirmer.

When we talk about Canadians who are blazing a trail in their industry, not just in our country but internationally, Karena Evans’ name comes up immediately. The Director, Actor, Producer, and Changemaker burst on the scene when she was just 22, directing the music videos for Drake’s “God’s Plan” and “Nice for What.”

Everyone, quite rightly, took notice. Evans has since won numerous awards, including becoming the first woman to win the prestigious Prism Prize Lipsett Award, starred in the film Firecrackers, and directed episodes of Gossip Girl, Snowfall, and more.
Lorsque l’on parle des Canadiens qui ouvrent la voie dans leur secteur d’activité, et ce, non seulement dans notre pays, mais mondialement, le nom de Karena Evans ressort immédiatement. La réalisatrice, actrice, productrice et initiatrice de changement a fait irruption sur scène alors qu’elle n’avait que 22 ans, en réalisant les clips « God’s Plan » et « Nice for What » de Drake.

Tout le monde l’a remarquée et avec raison. Depuis, Karen a remporté de nombreux prix et est notamment devenue la première femme à décrocher le prestigieux prix Prism Prize Lipsett, a joué dans le film Firecrackers et a réalisé des épisodes des séries Gossip Girl, Crack et plus encore.

But if you look back to those two music videos—one showing Drake giving out money to communities in need, the other a celebration of female excellence—you can see the start of what Karena Evans has made her mission: telling relevant and important stories, especially for those who have had their voices suppressed in the past.

“When you see a community thoughtfully represented, you feel seen. You feel important. You feel heard. You feel like you matter,” says Evans. “My goal is to represent underrepresented communities and characters and people so that I can create that feeling within somebody. I want everyone to know that they matter.”
Qui plus est, dans l’un des deux clips musicaux, Drake remet de l’argent à des collectivités défavorisées et dans l’autre, on célèbre l’excellence au féminin. On constate ainsi l’éclosion de la mission de Karena Evans qui consiste à raconter des récits importants et pertinents. Cela s’applique notamment aux gens n’ayant pu s’exprimer librement par le passé.

« En voyant une collectivité représentée de manière réfléchie, on se sent reconnu, important et entendu. Et on a l’impression de compter, précise Karena. Mon objectif est de mettre en évidence des collectivités et des personnes sous-représentées afin de pouvoir susciter ce sentiment chez ces gens. Je veux que toute personne sache qu’elle compte. »

One of the ways Evans’ approach to storytelling has been so fresh is how she changes the perspective we’re used to seeing things from. “Women, and especially women of colour, have historically been represented on screen through the male gaze. And because of that, we have longstanding examples of objectification, hypersexualization, or just misrepresentation,” she explains. “I go about subverting that misrepresentation by rooting the story in [a woman’s] experience. That's what makes the female gaze to me, it's adapting the lens through which the story is told to portray her truth.”

In doing this, Evans draws on her own lived experience to help inform how she frames the female gaze. But she also looks beyond herself when approaching every project. “A big part of my process as a storyteller and as a director is research. By that I mean reading, watching, and listening to a wide array of culture and inspiration,” Evans shares. “I think that comes a bit easier to me being Canadian, growing up in Toronto, and being surrounded by so many different cultures. Being biracial myself, I have a curiosity about who I am, and why I am, and who we are as people, and why we do what we do.”
L'une des raisons pour lesquelles l'approche de Karena en matière de narration est si originale est qu'elle change la façon dont nous avons l'habitude de voir les choses. « Les femmes, et notamment celles de couleur, ont historiquement été dépeintes à l'écran via un regard masculin. Ainsi, nous avons depuis longtemps des exemples d'objectivation, d'hypersexualisation ou simplement de fausse représentation, explique-t-elle. Je m’efforce de renverser cette représentation altérée en ancrant mon récit dans l’expérience véritable [d’une femme]. C'est ce qui constitue le point de vue féminin pour moi. J’adapte la perspective du récit raconté afin de présenter la véritable essence de la femme. »

Ainsi, Karena se fonde sur sa propre expérience pour expliquer comment elle encadre le regard féminin. Mais elle porte aussi son regard au-delà d'elle-même quand elle aborde un projet. « La recherche constitue une grande part de mon processus de narration et de réalisation. De ce fait, je lis, j’observe et je prête l’oreille à diverses sources de culture et d’inspiration, précise Karena. Je crois que c'est plus facile pour moi puisque je suis Canadienne et que j’ai grandi à Toronto; je suis entourée de diverses cultures. Étant moi-même métisse, je suis curieuse de savoir qui je suis et pourquoi je le suis, et qui nous sommes en tant que peuple, et pourquoi nous faisons les choses que nous faisons. »

“The strength that I draw to create the ripples where I am is the heart that is within me and the heart that is within you.”—Karena Evans « La force que je puise pour créer des ondes là où je me trouve, c’est le cœur qui est en moi et le cœur qui est en vous. » (Karena Evans)

It’s this innate understanding of how to shape and tell a story, coupled with her work ethic and creativity, that has brought Karena Evans such success. That success doesn’t mean she’s content to rest on her laurels though. If anything, she’s committed to creating even more opportunities for herself—and others—to make a difference.

“There’s a concept that I talk about with some of my closest girlfriends: it's about making ripples where you are and addressing things where you stand. You can make a difference by starting right where you are; by starting small, by holding a friend accountable. Standing up like that takes a lot of courage, but it's worth it,” she shares.
C'est cette capacité innée à façonner et à raconter une histoire, associée à son éthique de travail et à sa créativité, qui a valu à Karena un si grand succès. Cela ne signifie toutefois pas qu'elle se repose désormais sur ses lauriers. En fait, elle entend créer davantage d'occasions, pour elle et les autres, de changer les choses.

« Il y a un concept dont je parle avec certaines de mes amies intimes : il s'agit de créer des ondes là où l'on est et d'aborder les choses là où l'on se trouve. On peut changer les choses en commençant là où l’on se trouve; en y allant doucement comme de demander à un ami de répondre de ses actes. L’affirmation de soi demande beaucoup de courage, mais le jeu en vaut la chandelle », ajoute-t-elle.

This concept has grown into a non-profit co-founded by Evans and named Make Ripples. The organization aims to address inequality through education and knowledge sharing, empowering people to take action and make change within their own lives. Their first video series features thought leaders from a variety of industries sharing their experiences and insights to help inspire others.

“My voice deserves to be heard and your voice deserves to be heard. I think it can be incredibly scary to stand up for something that you believe in or for something that's not right, but it's necessary,” Evan says. “I don't know where I draw the strength from, but you’ve just got to do it.”
Ce concept s’est transformé en un organisme sans but lucratif appelé Make Ripples, cofondé par Karena. L’organisme vise à lutter contre les inégalités grâce à l’éducation et au partage des connaissances, tout en permettant aux gens d’agir et d’apporter des changements dans leur vie. Sa première série de vidéos présente des leaders d'opinion, issus de divers secteurs d'activité, qui partagent leurs expériences et leurs points de vue afin d'inspirer les autres.

« Ma voix mérite d’être entendue et la vôtre aussi. Il peut être très effrayant de se battre pour quelque chose en laquelle on croit ou pour une situation qui n’est pas juste, mais c’est pourtant essentiel, raconte Karena. Je ne sais pas où je prends cette force, mais il faut simplement le faire. »

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