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La fille d’Ulla Johnson n’avait que deux mois quand elle a visité le Pérou pour la première fois. « Tout le monde me disait de ne pas voyager à cette altitude avec un bébé, mais ce fut une expérience incroyable, raconte la designer, qui a fait le périple afin de repérer des tricoteuses qui voudraient collaborer avec elle à la confection de ses collections en plein essor. Les femmes que j’y ai rencontrées travaillaient tout en élevant leurs enfants. Ainsi, le fait d’avoir mon bébé avec moi était tout à fait naturel pour elles et me plaçait en position égalitaire. »

Lors de cette première visite au Pérou, Madame Johnson a été fascinée par le talent et le savoir-faire des artisanes. Elle dit avoir de la difficulté à retrouver aux États-Unis ce lien solide qu’elles entretiennent avec les techniques traditionnelles. « J’adore l’alpaga, les matières et les couleurs du Pérou et j’avais le sentiment d’avoir mon rôle à jouer dans tout cela. J’avais le goût de profiter de leur histoire incroyablement riche et d’y injecter une esthétique de conception contemporaine. »

Madame Johnson collabore désormais avec près de 20 groupes au Pérou. « Durant l’une de mes récentes expéditions, j’ai pris l’avion jusqu’à Cuzco, fait 10 heures de route, puis marché jusqu’au creux d’une petite vallée. J’ai ensuite traversé des terres agricoles jusqu’à une petite maison où l’un de mes ponchos prenait forme sur un métier à tisser. C’était absolument fascinant pour moi de voir cela de mes propres yeux », ajoute-t-elle. La production des articles de Madame Johnson fait partie du nouveau mouvement de mode responsable. Il s’agit d’une philosophie de conception qui valorise la qualité, la longévité et la durabilité des produits. « Depuis mes débuts, beaucoup de choses ont changé dans le domaine de la mode. Mon entreprise est née d’un désir de créer des articles de qualité fondés sur l’intégrité. Je crois que cette envie de fabriquer des produits à la main, faits avec amour, prend de plus en plus de place par rapport à la “mode éclair” et à la production de masse. »

Mon entreprise est née d’un désir de créer des articles de qualité fondés sur l’intégrité et ce désir prend de plus en plus de place par rapport à la “mode éclair” et à la production de masse. 

Bien entendu, la confection de vêtements à la main comporte son propre lot d’obstacles. Tout morceau teint de façon naturelle et manipulé par diverses paires de mains est évidemment plus difficile à reproduire. « À la fin de la journée, il n’y a pas d’uniformité, commente Madame Johnson. Dès qu’une personne différente tricote ou tisse un morceau, le format ou la tension peut changer. » La qualité et la cohérence sont importantes, mais les variations artisanales insufflent une histoire dans chaque création. « Nous avons dû dire non à certains partenaires afin de nous assurer que la marque continue de croître de manière responsable et durable », ajoute Madame Johnson. Cependant, dans le cas d’Ulla Johnson, une croissance responsable n’est pas synonyme d’activités à petite échelle. Des stars hollywoodiennes comme Jennifer Lawrence, Alexa Chung et Kate Hudson font partie des célébrités ayant adopté ses robes aériennes et ses tricots douillets. De plus, avec ses défilés fréquents lors de la Semaine de la mode de New York, on peut dire qu’Ulla Johnson évolue désormais dans la cour des grands.

« Je crois que les gens sont attirés par la marque pour les mêmes raisons que j’ai été inspirée par ce processus. Les consommateurs en ont marre des vêtements de mauvaise qualité produits en série. Nous prenons le pouls de la population et je crois que les gens souhaitent davantage prendre du recul et s’informer au sujet des produits qu’ils achètent. » Madame Johnson et son équipe encouragent le fait de poser des questions, d’être engagé et de tisser des liens serrés dans le processus de création des vêtements.