Vous avez grandi en Italie, et vous y avez travaillé, ainsi qu’à Paris, mais vous avez fait carrière à New York. Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler pour des marques américaines plutôt qu’européennes?
Le stylisme et le minimalisme américains m’ont toujours servi de repères. J’ai décidé de m’installer dans la Grosse pomme pour repartir à zéro. Cette ville est unique, mais je n’abandonnerai jamais mes origines, et c’est pourquoi j’aime marier ma culture européenne à un cachet plus épuré.
Pourquoi accordez-vous une si grande importance aux tissus?
Pour moi, c’est par l’étoffe, la couleur et la silhouette que s’exprime un vêtement. La réussite d’une collection dépend de la qualité de la matière première.
L’industrie de la mode est si trépidante et exigeante, comment décrochez-vous?
J’aime visiter des galeries d’art et la Dia Art Foundation à Beacon, NY. J’aime aussi m’asseoir et regarder le va-et-vient des New-Yorkais.
Quel est votre objectif pour Theory?
Mon but est de rehausser les codes originaux établis par le fondateur, Andrew Rosen, il y a 21 ans, et de me pencher sur les principes d’ajustement parfait, de fines étoffes et de minimalisme qui ont toujours guidé la marque. J’aimerais aussi teinter mes collections d’un peu d’émotion et de romantisme. Il est important pour moi d’exprimer un nouveau point de vue et de jeter un nouvel éclairage sur Theory.