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We invited some of Canada’s most exciting literary talent—Heather O’Neill, Randell Adjei, and Marlowe Granados—to don Fall’s most writerly looks while allowing the magic of books to unlock their imaginations. Les auteurs canadiens de l’heure Heather O’Neill, Randell Adjei et Marlowe Granados jouent les mannequins et nous parlent de leurs processus créatifs.

Can you pinpoint a moment when it was clear you were going to be a writer?

“I was always so fascinated by the world of books and trying to find some way to get inside them. A big moment for me was in grade five. I wrote a story about this cockroach who was trying to pass himself off as a cricket. The teacher really loved it and submitted it to this inner-city school magazine, and it got published. I was such a little megalomaniac that from that moment on I knew I was going to become this writer.”

Heather O’Neill
Author, The Lonely Hearts Hotel
Quand avez-vous su que vous alliez embrasser le métier d’écrivain?

« J’ai toujours été fascinée par l’univers du livre dont j’ai en quelque sorte toujours voulu faire partie. J’ai eu ma révélation en cinquième année, quand, à l’instigation de mon enseignante, le journal de l’école a publié une de mes productions écrites qui racontait l’histoire d’une coquerelle qui voulait se faire passer pour un criquet. J’avais de telles idées de grandeur et c’est à compter de ce moment-là que j’ai décidé de devenir écrivain. »

Heather O’Neill
Auteure du roman Hôtel Lonely Hearts

Are books important in general to a society?

“They definitely are. It was Schopenhauer who said reading is thinking with someone else's brain. It just enables a certain kind of introspective thought process that allows you to engage in the world in a more intelligent way and communicate on a deeper level. Reading is this art form that really engages the audience. Nobody is reading the same book. Each reader brings their own baggage and background and interests. That's why people always fall asleep reading books. Because it's draining; because you're working.” —HO
Quelle importance ont les livres dans une société?

« Les livres jouent un rôle crucial dans la société. D’ailleurs je pense comme Schopenhauer que lire, c’est penser avec le cerveau de quelqu’un d’autre. Cela favorise la pensée introspective qui permet d’interagir avec le monde qui nous entoure de manière intelligente et de communiquer à un niveau plus profond. À travers la lecture, chaque lecteur est véritablement engagé, même si personne ne lit le même livre et que chacun y vient avec son propre bagage, ses antécédents et ses intérêts. Pas étonnant qu’on s’endorme en lisant! Ça épuise un cerveau qui travaille. » —HO

Women’s Picks Coups de cœur pour elle

Take me back to your favourite memory of writing.

“My favourite memory of writing was when I first started writing spoken word. I was 16 years old, fresh off of getting introduced to what spoken word could be. I remember coming home that same day and putting my experiences down on paper. I recognized that I didn't have to hold in all the pain and trauma that I had inside of me. That I could share it, that people were willing to listen, and that it had a place in the world to make the world better. It's a poem that I still have today.”

Randell Adjei
Poet Laureate of Ontario
Racontez-moi votre meilleur souvenir d’écriture.

« Mon meilleur souvenir d’écriture remonte au moment où j’ai commencé à faire du mot lyrique. J’avais 16 ans et je venais tout juste de découvrir cette forme de poésie. Je me souviens avoir mis mes expériences sur papier en rentrant à la maison ce jour-là. Je venais de comprendre que je pouvais extérioriser ma douleur et mes traumatismes. Je venais de comprendre que je pouvais en parler, que les gens étaient prêts à m’écouter et que mes mots avaient le pouvoir de rendre le monde meilleur. C’est un poème que je conserve précieusement. »

Randell Adjei
Poète officiel de l’Ontario

What do you think about when you enter a library?

“A library is a legacy of trees. Not only in the construction of the library, the chairs and everything, but also literally, obviously the actual books themselves. When I think about it, I think about trees. Who would we be without trees? Trees give life, trees let us breathe. In the same way for me, I think books also help me breathe. Poetry helps me breathe; words help me breathe. That's what I think about in the library.”—RA
Qu’est-ce qui vous vient en tête lorsque vous entrez dans une bibliothèque?

« Une bibliothèque c’est un legs des arbres. Il est présent non seulement dans la construction du bâtiment, dans les chaises et ailleurs, mais aussi, bien évidemment, dans les livres eux-mêmes. Si je prends le temps d’y réfléchir, ce sont les arbres qui surgissent dans mes pensées. Qui serions-nous sans les eux? Les arbres donnent la vie, les arbres nous permettent de respirer. De la même manière que les livres m’aident aussi à respirer. La poésie m’aide à respirer, les mots m’aident à respirer. C’est à cela que je pense dans une bibliothèque. » — RA

Men’s Picks Coups de cœur pour lui

What comes to mind when you think of libraries?

“The smell, the smell of books. I love libraries. I have written in so many. You can find things that you just would never find anywhere else. I love being able to be really engrossed in one little thread of thought that I had, so I find the main source of it. A library supports your ideas in a way that I don't think any other space can.”

Marlowe Granados
Author, Happy Hour
Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit lorsque vous pensez à une bibliothèque?

« L’odeur, l’odeur des livres. J’adore les bibliothèques. J’ai écrit dans de nombreuses bibliothèques. C’est un lieu qui recèle des choses que l’on ne trouve nulle part ailleurs. J’aime pouvoir me laisser absorber par un petit fil de pensée qui émerge afin de remonter jusqu’à sa source. La bibliothèque stimule les idées comme aucun autre lieu. »

Marlowe Granados
Auteur du roman Happy Hour

What inspires you the most, the past or the future?

“The past is a teacher. I grew up with my mom and I think that my fascination with women and those friendships and relationships has always been so embedded in my life. I just want to be able to tell really nuanced stories of women and explain how femininity is performed and ultimately put out into the world and how special it is and how resilient women are.”—MG
Votre inspiration vous vient-elle plus du passé ou de l’avenir?

« Le passé est une enseignante. J'ai grandi avec ma mère et j’ai toujours été fascinée par les femmes, leurs amitiés et leurs relations. Je veux raconter des histoires de femmes vraiment nuancées et être capable d’expliquer comment la féminité se vit et, ultimement, comment elle peut s’inscrire dans l’espace public. Je veux être capable d’exprimer à quel point la femme est spéciale et résiliente. » — MG

Do you have a favourite memory of writing?

“Writing is a very arduous process for me personally. I'm very much a social butterfly. I always feel like writing is like my double life because I live such a social life. Writing is where I have to be solitary, and I have to process the world around me and really sit down and be still for a moment. It’s one of those things that requires a lot of discipline for me. It's not as pleasurable as people would hope it would be for someone who writes for long periods of time.” —MG
Quel est votre meilleur souvenir d’écriture?

« L’écriture est un processus très exigeant pour moi qui suis un animal social. Quand j’écris, j’ai l’impression de mener une double vie, parce que j’ai une vie sociale intense. L’écriture est un acte solitaire qui m’oblige à m’asseoir et à rester immobile pour réfléchir au monde qui m’entoure. Cela exige une discipline de fer. Écrire de longues heures n’est pas aussi agréable qu’on l’imagine. » — MG